S’il y a bien une gourmandise japonaise à laquelle je ne peux pas résister, ce sont les mochis !
Depuis mon arrivée au Japon, j’en découvre sans cesse de nouvelles variétés : moelleux, fondants, parfumés au matcha, garnis de pâte de haricots rouges ou simplement dégustés nature. Chaque saison semble apporter son lot de nouveautés et je me surprends encore aujourd’hui à m’arrêter devant les vitrines des wagashi pour admirer ces petites merveilles.
Derrière leur apparente simplicité se cache pourtant une histoire millénaire et une incroyable diversité. Du traditionnel daifuku aux mochis glacés que l’on connaît en France, en passant par les warabi mochi ou les célèbres dango, partons ensemble à la découverte de cette douceur emblématique du Japon.
Qu’est-ce qu’un mochi ?
Le mochi (餅) est une pâtisserie traditionnelle japonaise réalisée à partir de riz gluant appelé mochigome. Le riz est cuit à la vapeur puis longuement pilé jusqu’à obtenir une pâte souple, lisse et particulièrement élastique.
Cette pâte est ensuite façonnée de multiples façons : en boule, en galette, grillée, fourrée ou encore incorporée à des desserts modernes.
Sa texture unique est ce qui surprend le plus lors de la première dégustation : moelleuse, tendre et légèrement élastique, elle ne ressemble à aucune autre pâtisserie occidentale.Et c’est justement cette texture que j’adore : douce, fine, souple, élastique et moelleuse à la fois.
Les origines du mochi
Le mochi est consommé au Japon depuis plus de mille ans. Longtemps réservé à la noblesse et aux cérémonies religieuses, il est progressivement devenu une spécialité appréciée dans tout le pays.
Il reste aujourd’hui fortement associé au Nouvel An japonais. À cette période, les familles décorent leur maison avec un kagami mochi, composé de deux mochis superposés symbolisant prospérité et harmonie.
La fabrication traditionnelle lors du Mochitsuki, où le riz est pilé dans un mortier géant en bois, demeure l’une des traditions les plus spectaculaires de l’hiver japonais.
Les différentes sortes de mochis
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’existe pas un mochi mais des dizaines de variantes.
- Le Daifuku (大福) : probablement le plus connu. Il est généralement garni de pâte de haricots rouges sucrée (anko).
- L’Ichigo Daifuku : une version gourmande associant une fraise fraîche entière à de la pâte de haricot blanche ou rouge sucrée. C’est mon préféré aux côtés des Warabi et des Dango.
- Le Yomogi Daifuku : parfumé à l’armoise japonaise, il possède une belle couleur verte.
- Les Dango (団子) : petites boules de mochi servies sur une brochette.
- Le Warabi Mochi : plus souple et gélatineux, souvent servi avec du kinako (une fine farine obtenue à partir de graines de soja torréfiées et broyées) et du sirop kuromitsu (un sirop de sucre noir japonais très populaire, à la fois liquide, doux et légèrement caramélisé généralement conçu à partir de canne à sucre).
- Le Sakuramochi : spécialité printanière enveloppée dans une feuille de cerisier salée.
- Les Shiratama : petites boules blanches nature réalisées à partir de farine de riz gluant. On les retrouve très souvent dans les coupes glacées japonaises, les anmitsu ou les parfaits. Le anmitsu est un dessert traditionnel japonais très rafraîchissant, particulièrement apprécié en été. Composé de petits cubes de gelée d’agar-agar, il est surmonté de pâte de haricots rouges sucrés, de fruits et se déguste nappé de sirop de sucre noir.
Les mochis glacés : une star à l’étranger
Lorsque l’on parle de mochi en France, beaucoup pensent immédiatement au mochi glacé. Pourtant, cette version est souvent plus populaire à l’international qu’au Japon lui-même.
Bien sûr, on trouve des mochis glacés au Japon, mais ils occupent une place beaucoup plus discrète que les daifuku, les dango ou les wagashi traditionnels.
En France, ils sont devenus un dessert presque incontournable dans les restaurants japonais et les rayons surgelés. Leur texture fondante associée à la crème glacée séduit un large public qui découvre ainsi l’univers des mochis.
Les mochis dans les boissons et les desserts
Depuis quelques années, les warabi mochi et les shiratama s’invitent également dans les boissons et les desserts.
J’aime notamment beaucoup les hojicha latte garnis de morceaux de warabi mochi fondants qui apportent une texture incroyablement gourmande.
On retrouve aussi fréquemment des shiratama dans les coupes glacées japonaises, accompagnées de glace au matcha, de haricots rouges sucrés ou de gelées au thé vert. Le shiratama (ou shiratama dango) désigne de petites boulettes japonaises tendres et moelleuses, composées de farine de riz gluant (shiratamako) et d’eau. Ce terme signifie littéralement « perles blanches ».
Une recette simple de mochi au micro-ondes
Bonne nouvelle : il est tout à fait possible de préparer des mochis à la maison avec très peu d’ingrédients et sans matériel particulier. Cette recette rapide permet d’obtenir une pâte moelleuse et élastique, parfaite pour réaliser des mochis nature ou des daifuku garnis de pâte de haricots rouges.
Ingrédients (pour 6 à 8 mochis)
- 100 g de farine de riz gluant (mochiko, shiratamako ou farine de riz gluant asiatique)
- 50 g de sucre
- 150 ml d’eau
- Fécule de pomme de terre (katakuriko) ou fécule de tapioca pour le façonnage
- Facultatif : pâte de haricots rouges (anko), fraises fraîches ou autre garniture de votre choix
Préparation
- Dans un bol adapté au micro-ondes, mélangez la farine de riz gluant et le sucre. Ajoutez progressivement l’eau tout en remuant afin d’obtenir une préparation parfaitement lisse, sans grumeaux.
- Couvrez le bol avec un film alimentaire adapté ou un couvercle compatible micro-ondes.
- Faites chauffer pendant 1 minute 30 à puissance élevée, puis mélangez soigneusement avec une spatule.
- Remettez au micro-ondes pendant 1 minute supplémentaire. Mélangez à nouveau. La pâte doit devenir translucide, brillante et très élastique. Si nécessaire, poursuivez la cuisson par intervalles de 30 secondes.
- Saupoudrez généreusement votre plan de travail avec de la fécule de pomme de terre ou de tapioca. Déposez-y la pâte encore chaude puis recouvrez-la légèrement de fécule pour éviter qu’elle ne colle.
- Laissez tiédir quelques minutes avant de l’étaler délicatement sur environ un centimètre d’épaisseur.
- Découpez des portions égales. Pour réaliser des daifuku, aplatissez chaque morceau, déposez une petite quantité d’anko et éventuellement une fraise au centre puis refermez soigneusement la pâte autour de la garniture.
- Roulez délicatement chaque mochi dans un peu de fécule pour finaliser le façonnage et éviter qu’ils ne se collent entre eux.
Les mochis sont généralement meilleurs le jour même, lorsque leur texture est encore particulièrement tendre et moelleuse. Si vous ajoutez une fraise à l’intérieur, ils doivent être consommés le jour même. Ils s’accompagnent à merveille d’un thé vert japonais Sencha chaud ou d’un thé Mecha glacé ou encore d’un excellent Matcha.
🍡 Mon conseil gourmand : si vous souhaitez découvrir l’une des versions les plus appréciées au Japon, essayez de réaliser un Ichigo Daifuku en glissant une fraise fraîche entière au cœur du mochi avec un peu d’anko. C’est l’une de mes gourmandises japonaises préférées au printemps ! N’hésitez pas à remplacer la fraise par un autre fruit, j’ai pour ma part testé la pêche et l’ananas et le résultat était très agréable.
Pourquoi j’aime tant les mochis
Je crois que ce que j’aime le plus dans les mochis, c’est leur capacité à être à la fois simples et raffinés.
Ils racontent quelque chose du Japon que j’apprécie énormément : le respect des saisons, l’attention portée aux textures et le goût des choses délicates.
Je ne résiste jamais longtemps devant un Ichigo Daifuku au printemps ou une coupe glacée garnie de shiratama. Et à chaque nouvelle découverte, je retombe un peu plus amoureuse de cette douceur japonaise si particulière.
Et vous, avez-vous déjà goûté un mochi japonais ? Quel est votre préféré ?
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